Mobilisation devant le parlement européen le 1er février 2024 Stop UE-Mercosur #SauvonsLaTransitionDeNosFermes

, par MH

Après plusieurs jours de mobilisations partout en Belgique et en Europe, des centaines de tracteurs se sont donnés rendez-vous le 1er février 2024 face au parlement européen

Le Réseau de Soutien à l’Agriculture Paysanne (ReSAP) a répondu présent à l’appel de la Via Campesina et de la FUGEA pour soutenir leurs revendications :

  • Stop au traité de libre-échange UE-Mercosur
  • Stop aux incohérences des politiques européennes
  • Des prix justes pour les productions agricoles et pour tous les agriculteur.rices

Nous devons faire entendre notre mécontentement et exiger des engagements politiques immédiats pour un changement de paradigme. Les politiques néolibérales de l’Europe sont les principales responsables de la détresse des agriculteur·rices : accords de libre-échange, déréglementation des marchés, subventions de la PAC distribuées de manière totalement inéquitable, surcharge administrative, fausses solutions telles que le soutien insensé à la numérisation, aux OGM et aux marchés du carbone, et enfin une absence de vision globale pour une transition vers des modèles agricoles plus durables au bénéfice de la population et des paysan·ne·s et pas pour l’agro-industrie.

La coordination européenne Via Campesina a demandé de rencontrer la Présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen et le Président du Conseil de l’UE Charles Michel jeudi pour obtenir des réponses concrètes à chacune de ces demandes.

Déroulement de la journée

Déjà la veille, les tracteurs ont convergés sur Bruxelles. La FUGEA, la Via Campesina et leurs alliés ont tenu la position centrale sur la place du Luxembourg pour clamer ses slogans progressifs. Les prises de parole (live ici) se sont succédé pour exprimer le ras-le-bol des paysan·nes et des agriculteur·trices face aux politiques néolibérales de l’UE et aux accords de libre échange.

« L’enjeu primordiale est la dignité des familles agricoles et un revenu juste » réclamait Vincent Delobel de la FUGEA

« Nous sommes paysan·nes et nous voulons produire une alimentation de qualité. Nous sommes bien placé pour savoir qu’il y a un réel problème au niveau climatique et de la biodiversité. Nous sommes d’accord de faire évoluer notre agriculture pour répondre aux enjeux mais ça ne se fera pas au plus bas prix possible !
Nous exigeons des prix justes pour rémunérer notre travail ! Nous voulons une refonte de la PAC pour un partage juste des financements !
Nous exigeons la fin des accords de libre échange et un nouveau cadre de commerce basé sur la souveraineté alimentaire !
Nous ne voulons plus être en compétition avec les paysan·nes d’ailleurs. Nous voulons la souveraineté alimentaire pour toutes et tous !
On veut un régulation des marchés pour lutter contre les spéculateurs qui font que nous ne gagnons pas notre vie et que les consommateurs payent trop cher ! » nous disait Morgane pour ECVC - European Coordination Via Campesina.

Vers 14h, deux rendez-vous demandés avec les responsables européens ont été obtenu. Une délégation de la Via Campesina a rencontré le cabinet de Charles Michel, président du Conseil européen et Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’Agriculture. Cependant, malgré de multiples demandes depuis lundi, Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne et David Clarinval, ministre de l’Agriculture n’ont pas répondu à la demande de rencontre.

Le long de la journée, plusieurs banderoles ont été déployées et HK nous a réalisé un concert sur remorque.

Fin de journée, les tracteurs ont quitté Bruxelles, les agriculteur·trices décus. Nous avons néanmoins retourné la terre de la place Luxembourg avant de partir.

« Une Commission européenne perdue, une colère qui perdurera. Si le Commissaire a assuré en faire des priorités du dialogue stratégique sur l’agriculture et de les inscrire sur la feuille de route de la future PAC, la Commission a brillé par son silence » conclut la FUGEA dans son communiqué de presse et assure que les blocages des centrales de distribution continueront.

Il était primordial pour des organisations de la société civile de marquer leur solidarité à ce mouvement agricole car une transition juste des systèmes alimentaires est nécessaire et souhaitable pour tous les citoyen·nes, pas seulement les agriculteurs. Lisez ici notre communiqué de fin de journée.

Et la suite ?

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